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Ciel, mon mari

Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est joli !
« Ciel, mon mari ! »
Comme c’est joli !

Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est charmant,
Ce sobriquet : le firmament.
Lorsque j’arrive dans la cour,
Au loin, je l’entends qui s’écrit :
« Ciel, mon mari ! Ciel, mon mari !  »
C’est moi, j’arrive mon amour !
Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est joli !
 » Ciel, mon mari !  » Comme c’est joli !

Ell’e m’appell’e « ciel », tonnerre de Brest !
Je ne pouvais pas être en reste.
A sa venue dans le garage, J’ai testé un nom de nuage :
« Mon petit cumulus chéri ! »
Elle a compris car elle a ri.
Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est joli !
« Ciel, mon mari ! »
Comme c’est joli !

Elle est la voix du ciel, et les voix du ciel…
Je vous en prie !
Cessez donc vos ricaneries
Je ne suis pas le chef de gare !
Vous pensez   amant 
– Nenni car
Un jour je suis rentré sans bruit…
C’était l’évêque dans son lit.
Elle a dit : « ciel », comme c’est joli !
« Ciel, mon mari ! »
Comme c’est joli !

L’essentiel

1) Pas assez crapouillé mes gosses
Pansé leurs bobos Carabosse.
Pas fait la paix a’vec mes enn’emis ;
Pas dit qu’e j’e les aime, à mes amis.
Pas retenu
La concession
Celle avec vue
Sur l’e Revermont.
Tu le feras ?
Tu leur diras ?
Et tu viendras ?
Et tu viendras ?
Dans ce couloir y a mon paddock,
Des néons revenant du bloc,
Qui remplacent le ciel.
Aller à l’essentiel.

2) Pas pris le temps, avec mes vers
De rendre heureus’e la terre entière.
Pas eu de Prix Nobel de nase
Pas gravé sur un’e rue, mon blase.
Pas une place,
Pas une impasse,
Pas même un arbre
Et puis du marbre.
Tu m’en veux pas ?
Tu rigol’es pas ?
Alea ja – – cta tra la la
Pourquoi maint’enant et pas demain ;
Une infirmière et une main,
Le regard de l’espoir ;
Le reste est dérisoire.

3) Pas assez crapouillé mes gosses
Pansé leurs bobos Carabosse.
Pas fait la paix a’vec mes enn’emis ;
Pas dit qu’e j’e les aime à mes amis.
Pas retenu
La concession
Celle avec vue
Sur l’ Revermont.
Tu le feras ?
Tu leur diras ?
Et tu vivras
Et tu vivras
Si je reviens de ce couloir
Et si au réveil, plus de noir,
Mais à nouveau le ciel…
Aller à l’essentiel.

Maman belle, Papa fort

Maman tu ressembl’s à un hérisson
Bigoudis don daine bigoudon !
Pour que tu soies belle, magnifique,
Faudrait un miroir magique !
(? Et pi encore, hein !)

Je te vois et j’imagine
Que c’est tous les jours Halloween
Sous un’e citrouille sèche-piquants :
? oh, beau miroir, réponds franchement… »
? Mir’e-toi plutôt dans un’e cuillère
Des fois que ça t’e remett’e d’équerre ! »
Maman tu es bell’e comme un hérisson.

Papa tu ressembl’es à un édredon
Gros bibi don daine gros bidon !
Pour que tu soies fort, magnifique,
Faudrait d’e la potion magique !
(?Et pi beaucoup, hein !)

Ton irréductible bedaine
Tiendrait le sièg’e durant des s’emaines
A croire que dans ta barbe à toi,
Il y a les rest’es de tant de repas !
Pas de druid’e qui compatisse :
?Non, Obélix, plus de pastis ! »
Papa, tu es fort comme un édredon.

Papa et maman, car tel est le plan
Tralali dondaine de ce chant !
Me faudra conclur’e ce petit poème
Par : ?je vous aime bien quand même »

Maman tu sais, les sorcières
On les brûl’e moins aujourd’hui qu’hier !
P apa, s’ecoue tes plum’es, nom de nom !
Ca f »era joli sur un hérisson…
Rev’enez ensemble, soyez cools…
Et ne vous mettez plus en boule.
Papa et maman, c’était un bon plan.

Papa et maman, c’était un bon plan
Rantanplan j’e veux pas fermer l’e ban !
Papa et maman, c’était un bon plan
Rantanplan j’e veux pas fermer l’e ban !
Papa et maman, c’était un bon plan.

Contrôle URSSAF

Une association peinarde et paf !
Contrôle de l’URSSAF !
Une contrôleuse.
Le trésorier qui avait la clé n’arrivant pas, on décida de commencer. Dehors.

1) J’ai étalé les fich’es de paie,
Les bordereaux trimestriels,
Ici et là sur le talus
Et afin d’e conjurer Eole
Je posai avec soin dessus
Des cailloux pour pas que ça vole.
Ca fait joli qu’elle a dit. Oui.
Janvier : quatr’e cailloux, février :
Trois (petit mois), mars : celui-ci,
Coincé sous des petits graviers.
Et à plat ventre sur l’herbette
Ell’e vérifia les abatt’ements,
Les taux avec sa calculette
En vue de quelques redress’ements…

2) Et tandis que je collectai
Des cailloux pour pouvoir lester
Avril, mai, juin sur le gazon,
Je constatai, pour quell’e raison ?
Que ses mouvements talons-fesse
Avaient cessé ! Comment se fait-ce ?
La brise sans en avoir l’air
Jouait les trousse-fonctionnaires
En transe je la suppliai
De relancer le balancier…
A ses questions qui ont jailli,
Je l’assaillis et l’assaillis
D’explications tordu’es somm’e toute
Qu’elle trouva raid’es mais un peu courtes.

3) Mes réponses circonstanciées
Avaient apaisé ma fouineuse
Et juillet, août, septembre gisaient
Maint’enant sur la surface herbeuse.
Et moi en bienheureux forçat
J’amassais des galets en tas !
Ce n’était pas Cayenne, non,
Ainsi couchés sur le gazon,
Pour la bonn’e cause nous jonchions,
Des retrait’es par répartition.
Ce contrôle sur trois ans pile ! Ah !
Mais que n’en a-t-il duré mille !
Mille ans à juguler le vent…
« C’est quoi ces frais de déplac’ement ? »

4) Et plus elle remettait ça
Et plus le vice était versa.
Ce n’était pas pour lui déplaire
C’était du travail au grand air.
D’ailleurs c’e contrôle inopiné
Faisait des émul’es dans le pré.
Bientôt, on vit moult fonctionnaires
Fair’e du pédalo à l’envers :
La sécu, les douanes, le génie,
Impôts, DASS, et travaux finis…
Et c’est qui qui se décarcasse
Pour pas que vole la pap’erasse
Au s’ecours de tout’es ces contrôleuses ?!
Ce sont mes masses laborieuses !

Un dimanche à St Rémy (version intégrale)

Il fait dimanche à Saint Rémy
Cette nuit je n’ai pas dormi,
c’était la fête dans le village,
il y a eu un peu de tangage.
Saint Rémy semble alors une île.
Sous un’e mer de brouillard émergent,
aux petits lointains clairs, la ville
et des naufragés sur ses berges.
Des conscrits en gueule de bois
flottent, coincés entre deux caisses.
En s’étayant par deux ou trois,
ils braill’ent et kronenbourqu’ent en Bresse.

Il fait dimanche à Saint Rémy sur rien
J’e n’attends personne et personne ne vient
Il fait dimanche

Il fait dimanche à Saint Rémy
Il fait un temps d’après-midi ;
j’ai arrangé un peu les plantes,
qu’e ça fass’e pas trop „maison à vendre“.
De bell’es- mamans, de beaux papas,
beaux gendres, filles ou vice-versa
feront quelques pas sûrement
voir les maisons des lotiss’ements.
Les gens pass’eront comme le temps
car le temps pass’, c’est son boulot.
Il n’a que ça à foutr’e, le temps,
et il le fait bien, le salaud.

Il fait dimanche à Saint Rémy sur rien
J’e n’attends personne et personne ne vient
Il fait dimanche

Il fait dimanche à Saint Rémy
C’est le soir et j’ai trop écrit ;
je suis crevé, je me relis :
c’est d’e la pâtée pour Marconi !
Je fais un petit tour de l’île,
envie de saborder mes rimes…
Il fait dimanche à Saint Rémy
et demain, demain… c’est poubelle !

Son et lumière

« Tchoui ! Tchoui ! Tchiou ! Tchoui ! » Je le fais bien, hein !
Le son du bouton de culotte qui lâche !
Tiens, on pourrait en faire un son et lumière… Dîtes-donc !

Imaginez un vaste pré, une prairie vallonnée immense ! Avec des centaines de figurants : des quinquas qui… qui paissent… qui broutent sur chacun des deux mamelons de la colline. Au fond, mais que le spectateur verrait pas, les bâtiments de la stabulation, des étables – qui serviraient de logistique- là où les femmes recoudraient les boutons des costumes : des milliers de costumes ! (on mentionnerait ça sur les affiches !). Des milliards de boutons ! Un projecteur par bouton ! Euh… des boutons fluos plutôt ! Un char avec des boeufs et deux-trois moutons pour faire d’époque… Une cornemuse, des tambours. Et…
ROULEMENTS ! Les centaines de milliers de quinquas en position chacun sur sa colline ! Attention : soufflez… INSPIRATION ! Tchiou ! Tchiou ! Tchiou ! Les boutons de culotte qui volent et fusent de toute part ! Le gras qui se répand ! A l’infirmerie – la stabulation- on recoud pour la deuxième charge ! Ce serait… Napoléonien !… Bon.

De toute façon, c’est facile de critiquer quand on fait jamais rien pour sa commune. Et bien moi, je vais proposer cette idée au Comité des fêtes. Là !
Bande de rabat-joies, va !

(Imagine que l’idée soit retenue !
– On n’est pas à l’abri !
– Dis- donc ! Non, ce n’est pas possible, y a pas de cornemuse dans la commune…)

La valse des quinquas

C’est la valse
des quinquas
qu’ont plus d’ grâce
qu’ont qu’ du gras

1)C’est la vals’e des quinquas
qui grommell’ent, faut voir ça !
Contre un bouton d’e culotte
qui joint plus, saperlotte !
Maudiss’ent leur légitime
en s’e tordant sur l’ lino:
„Plus j’e vieillis, plus Martine
lav’e mes fut’es sur „trop chaud“!“

2)Et ils vals’ent, les vieux beaux,
mais sans respirer trop,
bien contents qu’e leur Françoise
aient un ventre concave.
L’e ceinturon s’erait trop court,
loin du premier oeillet !
Pour les bretell’es, trop lourd :
tout tomb’erait sur l’e parquet.

3)Mais quand vient le moment
où il faut inspirer,
comm’e des missil’es volants,
les boutons sont lâchés ! (« Tchoui ! Tchoui ! »)
C’est comme à Gravelotte,
ell’es tomb’ent sous les rafales (« Tchoui ! Tchoui ! Tchoui !»)
des boutons de culotte,
les Colett’e, les Chantal…

4)Et à propos de gras,
celui-ci, libéré,
se répand comme un raz
de maré’e, ah ! Purée !
De sort’e que de ce bal,
personne on ne revit !
Méditez la morale,
Patricia et Sylvie…

5)Profitez des atouts
d’e vos maris rembourrés.
Existe-t-il plus doux
en guise d’ oreiller ?
Et… A propos des missives
concernant votr’e lessive,
soyez de bonne foi
et lavez sur… « Plus froid ».

L’allégorie de la poule ou la parabole de l’omelette aux oeufs

Je vous salue Marie, pleine de grâce
Le Seigneur est avec vous ?
Bon, eh bien je repasserai alors…

Prenez et mangez ceci est une omelette
Fruit du travail et du cul de mes poules

C’est con une poule mais ça pond !
Le chat pond pas et si le chapon non plus c’est qu’il en a plus.
Non. C’est con une poule mais ça pond !

Prenez et mangez ceci est une omelette
Fruit du travail et du cul de mes poules

C’est con une poule mais ça pond, y a pas de doute !
L ‘auto pond pas elle traverse la route
Dans le sens de la longueur
La poule pond mais elle traverse dans le sens de la largeur.
Ainsi donc l’auto et la poule traversent toutes les deux
Et on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs !
Mais en vérité je vous le dis
C’est l’auto qui finira dans le congélateur !
Une poule c’est con mais ça pond !

Prenez et mangez ceci est une omelette
Fruit du travail et du cul de mes poules

Une poule c’est con mais ça pond !
L’hivers ça pond moins et quand il fait froid
Ça pond plus du tout tellement ça glagla.
Alors l’Homme pas con, mais qui pond pas,
Installe la poule bien chaudement dans le congélateur
Et là elle retrouve le chat, le chapon et l’auto !
C’est con une poule au pôt, ça eut pondu !

Prenez et mangez ceci est une omelette
Fruit du travail et du cul de mes poules
Et cet homme pas si con en pondra une histoire
Dont deux mille ans après on causera, va savoir.

Youpi !

La Grilladaise

J’ai pensé à cette chanson : 
Parlez-moi d’amour 
à retourner 
La Marseillaise 
dans ses sillons
Remplis de sang contaminé.
Y avait aussi La Paysanne écrite par Gaston Couté…
C’était trop beau et qu’on me damne :
Non, certains ne le méritaient.
Et donc, oyez
C’est tout chaud, tout chaud : 

Cuis, cuis, cuis petit barbecue 
Et dansons youh youh youh youh youh ! 

Comme les messag’es des Indiens 

Monte, monte petite fumée, 

Va-t-en prévenir les voisins 
que c’est prêt, que c’est prêt : ?c’est prêt ! »

Ca vaut pas l’ Internationale
C’est moins drôl’e mais plus convivial.
« Propriétaires, locataires ! » (faîtes le taire !)
Habitants de tous les quartiers :
Les villag’es, les villes, les régions…
Rappliquez tous et faît’es pas chier,
Y en pour tout’es les religions…
Du kacher pas cher, des merguez,
Végétarien, du boeuf, du porc,
Poisson vendredi pour Thérèse,
Unissez-vous et chantez fort !
Et tant qu’à faire, en soufflant sur la braise.
Et tant qu’à brair’e, chantons la Grilladaise ! (c’est le titre)

Cuis, cuis, cuis petit barbecue 
Et dansons youh youh youh youh youh !
Comme les messag’es des Indiens
Monte, monte petite fumée,
Va-t-en prévenir les voisins que c’est prêt, que c’est prêt : ? c’est prêt ! »

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