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Le cri du poil

Le  cri du poil, est-il un sujet plus futile ?
Il va mourir le poil, si disgracieux soit-il,
Pour connaître son cri à nul autre pareil,
Arrache-toi celui que tu as sur l’oreille.

Dans un raffut d’enfer
Ce poil qui sort de chair
Pour finir sans tombeau
Au fond du lavabo,
Pousse un cri de souffrance
Qui me fout le frisson,
Et c’est en l’occurrence
L’sujet de ma chanson.

Avez-vous ouï cri plus plaintif et crû sourdre
Que celui arraché aux poils de vos esgourdes ?
Sans parler des tyrans, des pervers, des sadiques
Œuvrant au ralenti, son stéréophonique !

Et foutre un lobe à poil
En fait, le dépoiler,
Ça met de mauvais poil :
Et un d’ plus à enl’ver !
Moi qui’en ai à revendre
Sur la feuill’, je décrète
Un’ trêve pour reprendre
Du poil(e) de la bête.

L’agonie de nos poils hors de leur épiderme
Et leurs gémissements il faut y mettre un terme
Toute affaire cessante à moins que sur la terre
Il n’y ait plus urgente cause à ne pas taire
Vraiment je ne vois pas…
Et toi dans le miroir ?
Que dis-tu, j’entends pas ?
Il est sal’ ce miroir !…

Des cris à Port-au-Prince ?
Où ai-je mis la pince
A épiler : un cil…
‘core un sujet futile.

Paroles : Dominique Prevel
Musique : Patrice Jania

 

 

Gamberge (texte dit dans la foulée de la chanson précédente mais que je n’ai pas gravé sur cette galette pour ne pas vous enchoser avec mes démons.)

 

Marine, je me souviens de ta lettre (que j’avais pourtant réussi à perdre) dans laquelle tu me racontais des bribes de ta vie quotidienne en Haïti.

Tu faisais la classe devant une centaine d’élèves.  Avides et attentifs. Mais il aurait pu y en avoir tellement plus si c’était possible…

Et la nuit, les cris, les cris de ces enfants qui disaient : « j’ai faim ! j’ai faim ! ». A n’en pas trouver le sommeil…

« Ou te jè m kriyé, oui. » (créole haïtien)
Ta lettre était datée du mois de mai ou juin, je crois… 1984… ou 1985…

Merde ! C’est quand même dingue cette gamberge devant un miroir !

J’étais en train de chanter une chanson…
Bon,  j’en étais où ?…
« Mum mum mum mum mum mum
Où ai-je mis la pince
A épiler : un cil…
Encore un sujet futile… »

La maison de Mamie (version intégrale)

La maison de Mamie
Ne fait pas de manière,
Elle est comme Mamie
Dans l’allée des Bruyères.
Des érables l’habillent
Cerisiers et charmilles
Et les fleurs dans la cour
Dis’nt un petit « bonjour »

Ell’ n’a rien d’Artaban
Avec sa véranda
Son jardin, son p’tit banc
Et ses volets de bois.
Mais ell’ parle et respire
Ell’ raconte et transpire
Tout l’amour de Mamie
La maison de Mamie.

Au retour du bahut
Lorsque sa porte s’ouvre
Plus de tohu-bohu
C’est la paix qu’on retrouve.
Un goûter de bonheur,
Un’ tartine de mimis,
La maison du bonheur,
La maison de Mamie.

Sous son toit une table :
Anniversair’, bougies…
Pour Noël, pas d’étable :
La maison de Mamie.
Des paumés en déroute,
Déprimés, fatigués,
Trouv’nt là un’ écoute,
Le courage, le gué.

Ell’ vit comme un trésor
Enfoui’ dans nos souv’nirs
Et dans ce coffre d’or
Plein d’amour pour grandir.
Elle a fermé ses yeux,
Elle n’est pas endormie,
Une étoile sous les cieux,
La maison de Mamie.

Paroles : Dominique Prevel (d’après un texte d’E. Fauvet)

Musique : Dominique Prevel.

Débandade

Auprès de ma blonde
J’voulais r’fair’ le monde
Sur nos draps tout blancs en guis’ de croquis
J’ai fait une cart’ de géographie
Waterloo ! Panade !
C’est la débandade.

Un soir à la brune
Ell’ voulait qu’on fume
Ell’ m’a fait un’ pipe en guis’ de pétard
Bien sûr moi j’ai mis le feu au plumard
Mèch’ court’, prenez garde !
C’est la débandade.

Quand la Madelon
Me paie un canon,
Ell’ me fait voler ses jupons en l’air
Moi je ris c’est tout le mal que j’sais faire
Quand on est en rade,
C’est la débandade.

Fin de la chanson
Et désillusion !
Me v’là empêtré dans ses jarretelles
L’air con et les bas sur la têt’, bordel !
Fin des estocades
C’est la débandade.

Héros de la paille,
Coureurs de poulailles,
Vous avez de très beaux porte-drapeaux !
Le mien ne fait plus de  « cocorico ! »
Adieu poul’s, pintades,
C’est la débandade.

Cocoricooooo…. (Gasp !)

Waterloo, panade       –  C’est la débandade !
Mèch’ court’, prenez garde – C’est la débandade !
Quand on est en rade – C’est la débandade !
Fin des estocade –  C’est la débandade !
Adieu poul’s, pintades, –  C’est la débandade ! COCORICOOOOO !

Austerlitz, bravade – C’est le re-bandade !
Mèche courte mais gaillarde ! – C’est le re-bandade !
Une bonn’ paillarde ! – C’est le re-bandade !
Portons l’estocade ! – (public) : C’est le re-bandade !
A nous poul’s, pintades ! – C’est le re-bandade ! COCORICOOOOO !

 

– Elle casse pas 3 pattes à un volatile, cette chanson !
– non, mais ça r’quinque !  COCORICOOOOO !

Paroles et musique : Dominique Prevel.

La java des calendriers (version intégrale)

Ah,  tous ces gens, bon-sang d’bon-sang, qu’on a vu quelque part…
Mais où, dans quelle vie – Mamama mia ! – dans quel plumard ?
J’ai beaucoup voyagé de Pointe à Pitre jusqu’à Mayotte
Dans l’autobus peut-être… Mais non, j’y suis ! C’est dans mon chiotte !
Vous êtes en photo sur l’calendrier,

Le calendrier des pompiers !
Le plus beau de tous les calendriers,

C’est celui des sapeurs pompiers !

Des calendars, il y en a autant que de chatons
En photo sur l’calendrier des postes, en vrac citons :
Celui de la Croix rouge, des scouts et des camions poubelles,
De la paroisse avec des citations de Paul Claudel.
Mais la merveille vermeille qui pète à chier,

C’est l’calendrier des pompiers !
Le plus beau de tous les calendriers,

C’est celui des sapeurs pompiers ! 
(Pompe, Patrice !)

Il y’a celui des routiers avec des camions dessus,
Et il y a celui dans leurs cabines, j’ai vu dessus
Déçu mais sans cédille et pour vous dire, je l’étais pas
Déçu mais des camions, dans mon W.C., il n’y’en a pas !
Mais il y a pieusement cloués

Les bons vœux des sapeurs pompiers.
Le plus beau de tous les calendriers,

C’est celui des sapeurs pompiers ! 
(Pompez messieurs ! Un petit coup de main, mesdames !)

Tout est parfait : les casques, les tuyaux, la grande échelle !
Et la photo du group’, de l’adjudant, tout est nickel !
Son seul défaut, c’est le papier glacé. Quand c’est la dèche,
En cas de pénurie, avouons-le, c’est un peu rêche !

C’est la 8e merveille du monde entier :
Le calendrier des pompiers !
Le plus beau de tous les calendriers,

C’est celui des sapeurs pompiers !

Cette merveille vermeille qui pète à chier…
C’est l’ calendrier des pompiers !

Le plus beau de tous les calendriers,
C’est celui des sapeurs pompiers !

C’est la 8e merveille du monde entier…

 

 

Paroles : Dominique Prevel
Musique : Patrice Jania

Fermer les yeux

Fermer les yeux…

Fermer les yeux
Voir dans les cieux
Tout doux, tout doux…
Oh, bonjour, toi !
Oh, nous, ça va…
Tout doux, tout doux…
Tous ces visa-
Ges qui sourient
Tout doux, tout doux…
Nous dis’nt : « coura-
Ge et viv’ la vie ! »

Plus de douleur…

Plus de douleur
Plus de souffrance
Tout doux, tout doux…
Apesanteur,
Ô délivrance !
Tout doux, tout doux…
Comm’ c’est étrange
Ce qui nous frôle
Tout doux, tout doux…
La plum’ d’un ange
Sur nos épaules

Tu es murmure…

Tu es murmure
Comme un prénom
Tout doux, tout doux…
Que l’on murmure
Sur un’ chanson
Tout doux, tout doux…
Tu es la brise
Qui nous fredonne
Tout doux, tout doux…
« Temps des cerises »
Même en automne.

Tout doux,
Tout doux… mmm

Ne pas remettre…

Ne pas remettre
Aux calend’s grecques
Tout doux, tout doux…
Un sentiment
Profitons-en
Tout doux, tout doux…
Avec un doux
Bisou dans l’cou
Tout doux, doux…ou…
Une caresse sur la joue.

Tout doux,
Tout doux… mmm

Une caresse sur la joue.

 

Paroles : Dominique Prevel
Musique : Patrice Jania

Mademoiselle Propre (vidéo intégrale)

L’analyse A.D.N. intégré’, cett’ fill’ l’a !
Le poil de barb’ minuscule qui jonchait là,
Sur l’bord du lavabo,
Ell’ connaît l’proprio !
A côté d’elle Hercul’ Poireau
Et Sherlock Holm’s sont des blaireaux !

Il faut dir’ que chez Mad’moiselle
Tout est nickel, tout étincelle.
La propreté : son idéal,
Sa quête, son crédo, son Graal !
La propreté : son idéal,
Sa quête, son crédo, son Graal !

Ses chiffons si usés soient-ils
C’est presqu’ de la compress’ stérile
La porte de la véranda,
Il n’est pas rar’ que je m’y splatche !
Et quand elle est ouvert’ parfois,
A sa plac’, le vid’, c’est plus crade !

Y’en a qui attend’nt que ça soit sal’ pour laver
Mademoisell’ dans ce domaine a innové
Concept révolution :
Lavage en prévention !
Comme un’ sous-couch’ de propr’ bien lisse
Des fois qu’après on la salisse !

Pour se rendr’ chez ell’ c’est, ma foi,
Un véritable chemin de croix !
Devant son huis pendouill’nt en l’air
Des microbes patibulaires !
Devant son huis pendouill’nt en l’air
Des microbes patibulaires !

De paillasson en paillasson
La Passion en quatorz’ stations !
Si vous rentrez en gros sabots,
Discrètement,  c’est son calvaire,
Ell’ vous poursuit avec un seau,
Une éponge et un’ serpillère !

Avec ell’ même les mots que l’on dit communs,
Ce n’ sont pas des noms propres donc ils sont malsains :
Un « zut » encor’, ça passe,
Un « merde » c’est dég… hélas !
Vous lâchez un mot un peu louche
Vous allez vous rincer la bouche !

Et si les gros mots sont suspects
Je ne vous parle pas des pets !
Flatuler
 dans son atmosphère
C’est vous condamner à l’enfer !
Flatuler
 dans son atmosphère
C’est vous condamner à l’enfer !

Pas de refuge, aucun recoin
Et surtout pas au petit coin !
Il est équipé de lasers
En cas d’impureté de l’air,
Un déluge apocalyptique
Vous entraîn’ dans la foss’ septique !

L’analyse A.D.N. intégré’, cett’ fill’ l’a !
Le poil de barb’ minuscule qui jonchait là,
Sur l’bord du lavabo,
Ell’ connaît l’proprio !

Paroles : Dominique Prevel
Musique : Patrice Jania

La châtelaine

Ell’ susurrait une bossa
En bas de laine
La châtelaine
L’avait comme un string dans la voix
La châtelaine
En bas de laine.

Toute nue sous ses vêtements
Pas de plage ni baie de Rio.
Elle ondulait discrètement
Dans la grand’ salle du château.
Dehors, il neigeait du bonheur,
L’ ciel avait percé l’édredon.
Dedans, les flammes sans pudeur
S’enlaçaient en colimaçon.

Ell’ susurrait une bossa
En bas de laine
La châtelaine
L’avait comme un string dans la voix
La châtelaine
En bas de laine.

Toute nue sous ses beaux atours
Ni carnaval, ni défilé.
Ell’ dod’linait à contre-jour
Devant les flammes excitées.
Et  dehors un grand ciel de lit
Mit des voil’s à son baldaquin.
Un coquin alluma la nuit
Quand les flamm’s se braisèr’nt enfin.
C’est alors que cette diva
Me vit et dit en roulant son bas :
« Monsieur veuillez ôter votr’ cul
De mon coffre rempli d’écus »

Puis, après un claqu’ment de doigts,
Je fus mis dans
Son bas de laine… et
Défénestré à la coda
Tel Buridan
Plouf ! Dans la Seine !
Tel Buridan
Plouf ! Dans la Seine !

Paroles : Dominique Prevel
Musique : Patrice Jania

La Générale (version intégrale)

C’était un petit con
Car de petite taille.
L’avait un grand menton
Et se prénommait Charles.
C’était un’ vrai’ laideur,
Notre petit Quin-quin !
Il était empereur
Et s’app’lait Charles Quint.

Peu avant son trépas
Il eut  des funérailles
Auxquell’s il assista :
Un’ sort’ de Générale.

L’idée est saugrenue
Mais qui ne l’a pas eue ?
Etre mort pour de faux
Ou là, incognito
A ses propres obsèques.
Enfin être célèbre,
Ecouter l’œil moins sec
Ses éloges funèbres.

Ce n’est pas la coutume,
Comment faire autrement,
Les hommages posthumes,
Pour les entendr’ vivant ?

Il en a dit, Dumas,
Des conn’ries et écrites !
Charles Quint a pris froid
A caus’ de l’eau bénite !
L’en est mort pour de vrai
Un mois après : bien fait !
Tirons enseignement
Pour nos enterrements…

Par exemple, pardi,
Tremper le goupillon
Dans la Clairett’ de Die
Ou un Saint Emilion ?

Si, touchés par les roses
De nos amis sincères,
Nous levions l’pot-aux-roses,
Ils n’apprécieraient guère.
C’est un coup à sortir
De son enterrement
– Qui trouv’rait à redire ? –
Vraiment les pieds devant.

Car quand la Générale
Est un four, la Première
– pas bon pour le moral –
Est souvent la dernière.

C’est pourquoi je persiste
A dir’ que Charles Quint,
En bon perfectionniste,
Nous montra le chemin.
Juste dire aux mourants
Qu’ils ont « bon fond » avant
Qu’ils ne le touch’nt vraiment,
Ça touch’ profondément.

Je veux ma Générale
Juste avant mon trépas,
Des funéraill’s géniales !
Sinon j’y r’tourne pas ! (Non mais !)

 

Paroles : Dominique Prevel
Musique : Patrice Jania

Sans vous froisser (version intégrale)

Quand je vois une andouille
Je dis : tiens, une andouille !
Bonjour Madam’ l’Andouille.

Quand je vois un’ saucisse
Je dis : tiens, un’ saucisse !
Bien le bonjour, Saucisse.
Quand je croise du lard,
S’il est gros sans retard
Je dis : bonjour Gros Lard !
Quand  je croise un p’tit con,
Bonjour Andouille : non !
A la rigueur : Connard !

N’insultons pas,
Ne froissons pas,
Saluons bas.

Mon grand maitre sétois,
Est assurément roi
Pour nous parler des cons.
Qu’ils soient fameux ou braves
Comme nous, le message
Est que les cons sont cons !
Mais qu’il me le pardonne
Si j’affine cet axiome
Comm’ pour le renchérir
Ce n’est pas insulter
Un con que d’ le citer
C’est juste le décrire.

N’insultons pas,
Ne froissons pas,
Saluons bas.

Fort de ce théorème
Il n’est plus d’anathème
Mais des civilités.
Monsieur, z’ êtes un vaurien
Vous acquiescez, fort bien…
J’en suis un autre : noté.
Comme avec son pinceau
L’artist’ peint de plein droit
Chaque détail qu’il voit ;
Plus-value au tableau :
Un : gros – connard – courtois –
Est un con puissanc’ trois !

N’insultons pas,
Ne froissons pas,
Saluons bas.

Quand je vois une andouille
Je dis : tiens une andouille !
Bonjour Madam’ l’Andouille.
Quand je vois un’ saucisse,
Je dis : tiens, un’ saucisse !
Bien le bonjour, Saucisse.
Quand je croise du lard,
S’il est gros sans retard
Je dis : bonjour Gros Lard !
Quand  je croise un p’tit con,
Bonjour Andouille : non !
A la rigueur : Connard !

N’insultons pas,
Ne froissons pas,
Saluons bas.

Paroles : Dominique Prevel
Musique : Patrice Jania

 

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