Ma teuteule

C’est un’e culotte, une guenille,
Un bout de tissu pacotille,
Mais très doux,
Que les petits enfants réclament
Pour s’endormir et ça les calme :
Leur doudou.
C’est un objet « transitionnel »
Dit un pote intellectuel
Mal élevé ;
C’est un réconfort, un’e présence,
Même si ça pue fort, défense
De laver.

Refrain :
Mon doudou,
Moi, je l’appelle « ma teuteule »
Et je l’appelle quand je suis seule :
Mon doudou,
Ma teuteule.

Ce n’est null’ement la matière en
Soi. Peu import’e qu’elle soit en
Laine ou soie…
Elle est le meilleur somnifère,
Les parents pour ça la vénère
Faute de quoi,
Comme jadis lança la mode,
Ce messiphob’e de Roi Hérode
Affolé,
Elle peut servir de bâillon,
« Etouff’e – chrétien » appellation
Contrôlée.

Refrain

Je l’ ai délaissée et perdue,
Ma teuteul’e qu’es-tu devenue,
Je regrette.
Je l’ai troquée contre une en chair
Et en os qui me coûte cher
En toilette.
Parmi ses nipp’es j’ai repéré
Un’e coquetterie qui pourrait
Fair’e l’affaire.
Mais je ne peux pas la soustraire
Car on la vendra aux enchères
Sa jarr’etière.

Refrain

Cette barbe de vieux lutin
Qui chuchotait : « demain matin,
C’est Noël ! »
Quand la cherche et qu’on la retrouve
Qui fut à l’instar de la louve
La mamelle.
Ell’e qui m’ouvrait tous les Sésames
Après ma dernière tisane
De tilleul,
Qu’on la pose en guis’e de linceul
Contre ma joue, dans mon cercueil,
Ma teuteule.

Les clients

Et cent… qui font cinquante ! Au revoir, Madame, merci, ! Bonne journée !

1- Amis commerçants, l’heure est grave !
Manifestons sans équivoque ;
on a connu le marché noir ;
on a eu des ruptures de stock
mais entre nous, entre marchands,
qu’y a-t-il de pire qu’un client !

Les clients sont des glands !
Les clients sont des glands !
Foi de commerçant !
et je pèse… mes glands !

Et avec ça ?

2- Le client est très mal servi,
le client est mal informé ;
le client veut des garanties ;
veut tout savoir et rien payer ;
le client était là avant
le client qui est devant !

Les clients sont des glands !
Les clients sont des glands !
Foi de commerçant !
et je pèse… mes glands !

Et avec ceci ?

3- Le client n’est jamais content ;
le client paie toujours comptant ;
donc le client est lunatique !
Le client a presqu’ tous les droits ;
le client est toujours le roi !
Je crie : vive la république !

Les clients sont des glands !
Les clients sont des glands !
Foi de commerçant !
et je pèse… mes glands !

Ce sera tout ?

4- Je craque, je craque, je sers les dents,
j’ai envie de claquer des glands !
chasser tous les clients du temple !
En capturer un pour l’exemple ;
écrabouiller sur sa figure
une tomate bien mûre
j’usqu’à c’ que
coulis s’en suive
et avec ça ?
De l’huile d’ olive !

5- Renverser tous les étalages ;
faire des baricades de potage !
Gueuler sans vergogne à la face
des consommateurqu’on se casse !
Qu’on va pour se faire du pèse
s’lancer dans la chanson Fançai-ai-seu

C’est peut-être pas le meilleur plan !
Oui, mais là, au moins…
Les clients sont des… grands !
Les clients sont… des grands !
Foi de démago !
et je pèse… mes mots !

Quarante ans

A quarante ans, putain !
Si sont bons mes calculs,
vu que à quatre-vingts,
je s’erai dans le sapin,
à quarante ans, putain !
Je bascule, je bascule !

Quarante ans, on est digne,
pas question de lifting,
on se bouge le pudding
en faisant du jogging,
un cheveu en banane
et les autres coiffés “moine” ;
quarante ans, on est in,
on s’appelle et on dîne.

Quarante ans, je bascule,
à propos de“bascule”,
elle crie ses haillons,
ma bedaine au bedon,
à quarante ans, c’est nul,
il faut faire taire haillons (“terraillon” !)

Quarante ans, camarades,
Quarante ans, je me tâte,
nos moyens d’e  production
s’écriv’ent en minuscules ;
nos points d’exclamation :
de petites virgules !
Quarante ans, je me tâte,
j’en ai gros sur la prostate !

Mais à quarante ans, Madame,
si sont bons mes calculs,
on a deux fois vingt ans,
pour fêter l’évèn’ement,
à quarante ans, Madame,
tu m’e bouscules et … on bascule !

tatatan !

Ski de fond (version intégrale)

Dancing ! Night club !
Mais qu’est-c’e qu’i’ font là d’edans ?
J’e vais ch’eter un oeil…
Du ski d’e fond !
Sous de la neige en boîte
au son de la musique,
on peut skier en boîte !
Attention ! Ski nordique !
J’ai voulu de visu
cette info vérifier ;
m’y voici donc rendu
avec mes planch’es aux pieds,
mon bonnet, mes mitaines,
mon pull-over en laine…
“Allez les jeûnes, fait’es place !
Laissez-moi fair’e la trace !”
Parlant de trace, il me vient à propos
l’envie subit’e de faire pisser l’oiseau.

Qu’est-c’e qu’i’ font  ?…
Du ski d’e fond !
Sous de la neige en boîte
qu’une boule miroite
vérolant les visages :
chapeau le paysage !
Mes lunett’es de glacier
me font un p’etit peu “cier”
pour yeuter les minettes
qui skient  en chemisette.
“Hue !” Ils font du “sur place” !
C’est normal, nom de nom !
Je suis l’e seul efficace
à avoir des bâtons !
Vivement une pause que je puisse
songer enfin à desserer les cuisses !

Qu’est-c’e qu’i’ font  ?…
Du ski d’e fond !
Sous de la neige en boîte
décoll’etées les d’emoiselles
presque jusqu’aux savates :
que la montagne est belle !
Je sors mon appareil
pour faire une diapo ;
100 ASA sans soleil,
c’est “sous-ex”, pas de pot !
Je pos’e le sac à dos
et je gueule aux ados :
“Hoooo !  Fait’es passer la thermos,
le sauc., le calendos !”

”Et pas l’ombre d’un semblant de sapin
que je fasse enfin pleurer mon pingouin !

Qu’est-c’e qu’i’ font  ?
…. Non, c’est la pause ! (c’est reparti !)
Sous de la neige en boîte
un’e fill’e pique un “à-plat”
en se prenant les pattes
dans mes spatul’es en bois !
Me faut la ranimer :
bouche-à-bouche bien sûr !
Ell’e semble pas aimer
mon produit pour gerçures !
Bon sang ! Je n’y tiens plus !
Mes skis pour un mélèze,
que je puisse dessus
me soulager à l’aise…
Tout par un coup, j’aperçois un palmier !
La belle aubaine : houi ! Houi ! Ayé !

Oh ! Pardon, Monsieur le palmier !
Hein ?! Vous êt’es… disc-jockey !!?
Et ça c’est votre p’etit shirt !… O.K. !
Qu’est-c’e que j’e fous ?
(attention à la rime !)
Qu’est-c’e qu’i’ font  ?
…. Du ski d’e fond !
Qu’est-c’e que j’e fous ?
…. Je ne vous le fais pas dire !

Carnet de chants

Eh bien, maintenant, nous allons exprimer notre joie en chantant tous ensemble ! Pour cela, vous prenez vos carnets de chants.
Bling ! Bling ! Ah ! la vache !
Vous prenez vos carnets de chants. A ce propos, vous pouvez constater que des carnets sont déjà cornés, ce qui prouve que certains n’en ont pas soin ! Et si ça continue, je serais contraint de les ôter de la malle pédagogique !
Bling ! Bling ! Ah ! la vache !
Non mais… Quelqu’un y a touché ? Quelqu’un s’est amusé avec les mécaniques ? Ecoutez les gars, j’avais dit que , seuls, ceux qui avaient choisi « activité guitare » pouvaient toucher aux instruments !
Bling ! Bling ! Ah ! la vache !
Bon, vous prenez vos carnets de chants à la page… (badaboum !) Ah ! la vache ! Ecoutez les gars c’est pas sympa ! C’est vraiment pas sympa ! Alors moi, je passe du temps ! Je me fais ch…suer ! Bénévolement ! à confectionner un carnet de chants nouveau ! Avec des chants dans le vent ! Avec les accords de guitare ! Et il y en a qui se croient malins en sabotant le pince à reliure !  Ah ! la vache !
Bling ! Bling ! Ah ! la vache !
Ecoutez les gars c’est pas chic ! C’est pas la veillée-« sketch », ce soir !
Bling ! Bling ! Ah ! la vache !
Alain et Nadine, vous essayez de vous mélanger aussi au groupe… ! Jacques, tu es responsable du feu, alors, tu fais très gaffe ! Tu l’alimentes de temps en temps et surtout, tu fais très gaffe de ne pas l’étouffer !
Bling ! Bling ! Ah ! la vache !
Bon, vous cherchez, ( à quoi  ça sert que je fasse une table des matière, moi) vous cherchez, le chant s’appelle  » le pénitentier ». C’est un chant qui parle de « l’enfermement » et qui, en quelque sorte, un appel à « l’ouverture ». Vous cherchez, je l’avais classé dans la catégorie « révolte et espoir ». Dès que quelqu’un a trouvé, il dit la page aux autres !  Bling ! Bling ! Ah ! la vache !
Ah, Dominique, si tu veux, tu joues aussi, mais tu fais très gaffe, tu . .  t’arrêtes quand c’est compliqué, quand y’a un barré, et surtout , tu fais très gaffe de bien commencer en même temps, autrement, ça va décaler tout le long et … ça sera pas chouette !
Bling ! Bling ! Ah ! la vache ! ding ding (je donne le ton).
Vous prenez un carnet pour deux si… Ah, Dominique, tu me laisses seul au début, je te dirai où commencer…
« Les portes du pénitentier bientôt vont se refermer… à clé ! »
Ah ! la vache, faut que je fasse des efforts de mémoire, moi !
Ah, Dominique, tu prendras le train à cet endroit, dac-dac ?
« Les portes du pénitentier bientôt vont se refermer à clé ». (Dominique, vas-y !)
« et c’est là que je finirai ma vie comme d’autres gars l’ont fini.  » (Dominique, fais gaffe !)  » Pour moi ma mère m’a donné sa robe de mariée peux-tu jamais » (Dominique, arrête !) « me pardonner je t’ai trop fait pleurer le soleil n’est pas fait pour nous ouh
lalalalalalala » (encore une fois, c’est la fin)
« lalalalalalala » (Alain et Nadine, allons !)
 » lalalalalalala » (Jacques, pas trop vert, le bois !)
 » lalala » Bling ! Ah ! la vache !

La peste

Et si encore je l’ignorais
Que tous ces gens sont innocents
Qui sont coupables d’être nés,
Que la misère est rage dedans ;
Qu’elle en est injuste, ma chance,
Que la justic’e dépend de moi…
Mais j’ai encore l’impertinence
D’oser défendr’e mon bout de gras

Je suis un rat,
Je suis un rat,
La peste soit
De tous les rats.

On va pas changer le monde,
La solution est politique
On va dégueuler son savon :
« Haro sur les pouvoirs… public »
Quand on a tort, taratata,
Il faut se faire une raison ;
Moi, j’ai trouvé bien plus sournois :
Moi je dégueule des chansons…

Je suis un rat,
Je suis un rat,
La peste soit
De tous les rats.

Quand il débouch’era ses tympans,
Qu’il s’entendra tout’es ces insultes,
Il se peut bien que le Grand Pan
Nous joue un p’etit air de flute.
Et ainsi comm’e dans la légende,
C’est la revanche des parias,
Il nous fera payer l’amende,
Si il existe, je ne crois pas.

Je suis un rat,
Je suis un rat,
La peste soit
De tous les rats

Le combl’e de cett’e chanson masoe
S’erat d’e réclamer une sanction
En criant : « je suis un salaud ! »
Pour que l’on dis’e : « mais non, mais non… »
Ma chanson peut être le miroir
De tes cogitations du soir…
Si oui, quand tu applaudiras,
Ne te demande pas pourquoi.

Nous sommes des rats,
Nous sommes des rats,
La peste soit
De tous les rats.

Si seulement je l’ignorais…

La petite cuillère

Tandis que s’e vidait le bac à plonge
Je laissais libre cours à mes songes,
Je récitais Océanonox
Quand un’e petit’e cuillère en inox,
Seule et abandonnée dans la mousse
M’inspira un’e chanson null’e, mais douce !
Le refrain trop tendancieux peut-être
M’aurait valu des milliers de lettres…

Provenant de toutes les contrées :
« De tout coeur, à travers vos couplets,
merci de soutenir notre lutte
Contre l’oppression dont nous somm’es en butte ! »
Que n’ai-je retrouvé dans l’évier
Une fourchett’e pleine de gruyère,
Ce refrain eut moins apitoyé
Qu’une innocente petite cuillère.

Je chantais pour la petite cuillère
A thé, café ou simple saucière,
Qui gît dans la mousse de vaisselle,
Délaissée dans le fond, toujours elle.
S’il vous plait auditeurs, cette cause
Ne saurait être remise en cause
Ou récupérée par des gogos
En quête de symbole, de logos…

Pitié pour ce petit ustensile,
A le mêler à toutes les sauces,
Des petits vieux qui crêv’ent   à l’asile
Aux mineurs oubliés dans la fosse (« ho, ho ! »)
Il va finir sujet d’examen :
« Qu’a voulu dire ce contemporain,
A travers cette petite cuillère,
Qu’avait-il derrière la théière ? – Vous avez trois heures… »

Si quand je chante pour une cuillère
Les gens s’émeuvent de la misère ;
Si mon quotidien peut soulever
De grand’es caus’es, pourquoi pas pavoiser ?
Mais si ce petit bout de métal
Peut sensibiliser, c’est égal,
Aux malheurs des victimes du typhon…
N’empêch’e ce qui bouche mon syphon…

C’est une petite cuillère,
Lalalalala lala lalère
Cette chanson m’eût valu peut-être
Des centaines de milliers de lettres
Si le facteur n’eût chu de vélo,
Livrant mon courrier au caniveau
Comm’e ces petit’es cuillèr’es qu’on oublie
Dans la mousse quand l’évier se vide.

Tandis que s’e vidait le bac à plonge
Je laissais libre cours à mes songes…

Ma calèche

Du fond de ma mémoire ell’e se trouve remise
vers la meule de foin au fond de la remise.
On ne pouvait la voir, c’était notre cachette
où ma cousine et moi, le doigt sur la gachette,
on parcourait le monde en évitant les flèches
et tirant sur la bride, en avant, ma calèche !

Tcha ! HUe ! dia ! tatinng ! Allez !
On va être rejoint ! Non, sauvés !

« Reposons-nous derrièr’e ce cornichon géant »
« Ce sont là des cactus ! »- Je faisais le savant –
Oh ma fiancée tu es blessée, il faut sur l’heure
trouver un docteur, hop ! C’était moi le docteur !
Pour nous marier fallait un prêtre pour le prêche :
j’assurais et l’autel c’était notre calèche

Les revoilà ! Vite ! Merci, Padré.
On va être rejoint , hue ! Allez !

On fouettait les chevaux mais combien étaient-ils ?
A nous entendre hennir peut-être cent ou mille !
Bruitag’es et scénarios, on chiadait les détails
sur le siège en cuir d’où « ernissait » de la paille.
Que de fois, juste à temps, j’ai actionné le frein
à manivell’e, stoppant juste avant le ravin.

OOOH ! Cette fois-ci, nous sommes coincés…
« Ohé, les enfants ! C’est l’heure du goûter ! Ouf, sauvés !

Adult’es qui ricanez d’e mes souv’enirs de morpion,
ma calèch’e vous en eut écrasé les arpions !
Hélas ell’e fut vendue pour orner l’extérieur
d’un bourgeois sédentair’e qui l’a chargée de fleurs :
chrysanthèm’es ! Mais la terr’e qui l’enlis’e ne l’empèche
pas d’entendre ces cris : « en avant, ma calèche ! »

Tcha ! HUe ! dia ! Damned, les jeux sont faits :
le temps nous a rejoint, nous sommes refaits !

Quand la tendresse

Quand la tendresse s’étiole ;
Quand elle rêve de plaine ;
Quand elle en a ras-le-bol ;
Quand vraiment la coupe est plaine…
La pudeur se saborde
Quand la tendresse déborde.

Quand la tendresse en douce ;
A tâtons, mine de rien ;
Lorsque la tendresse pousse
Le bouchon un peu trop loin.
Quand la tendresse trépigne
Sous sa feuille de vigne.

Quand la tendresse a trop chaud,
Bien trop chaud sous son maillot ;
Quand la tendresse se pince ;
Quand la tendresse décoince ;
Quand la tendresse décide
De se lâcher la bride.

Dame Pudeur dans sa chair
Se sent pousser un corne
Quand la tendresse exagère ;
Quand elle passe les bornes.
Quand elle en a sa claque ;
Quand la tendresse craque.

Quand la tendresse en a marre ;
Quand tangue, tangue la corvette :
Quand elle largue les amarres ;
Quand elle embrasse la tempête ;
Quand elle boit la tasse
Et sombre comme un’e masse.

Mais quand remonte le drap,
La rivière dans son lit ;
Comme un chaton blotti là ;
Lorsque l’on est re-petit.
Quand la tendress’e viendra
Nous reprendre dans ses bras.

Les professionnels

Refrain :
Les professionnels, ça tue l’e métier…
Les professionnels, ça tue l’e métier…
D’amateur !

Auparavant j’aimais chanter
Comme qui dirait, je n’étais
Un amateur.
Maintenant fair’e chanter mes rimes
C’est comme descendre à la mine :
Je compte mes heures.
Sachez qu’il faut cinq cent sept heures
Pour qu’il obtienn’e, votr’e serviteur,
Des A.S.S.E.D.I.C.(s) ;
C’est l’e temps qu’est payé, rien ne sert
D’augmenter l’e tempo, au contraire,
Soyons tactiques.

Refrain

Auparavant, c’était gratos
Entre la poire et l’e calendos :
« digue, don, daine… »
Maint’enant pour que j’en chante une,
Il faut les aligner, les tunes
Ou pas d’e fredaine !
Et dans le tarif que j’affiche,
Ell’es sont pas fournies, les affiches,
Soyons honnêtes !
Ell’es m’ont coûté la peau du cul
Et faut raquer pour la Sécu,
Une vignette.

Refrain

Une chanson sur Véronique,
Je la sentais, j’avais la trique !
C’était balèze !
Maintenant que je suis un pro
Quand j’e chant’e les voluptés d’e Véro,
C’est un’e prothèse !
Quand la technique faisait faux-bon,
La sono ou les projos, bon,
J’app’elais ma mère !
Maint’enant que je suis professionnel
Quand y’a plus d’e jus dans un’e gamelle
J’engueule Bébert

(Bébert, c’est l’e régisseur…) Amateur !

Avant j’étais un amoureux,
Je chantais en brassant, heureux,
Comm’e, comme… on sème !
Depuis que je n’e boss’e plus au noir
Mes textes sont noirs, mon répertoire
A la S.A.C.E.M.
Je voulais par ces quelques mots,
Bien que pas payé au jeu d’e mots,
Tirer l’alarme.
A la sortie y’a un chapeau
Des fois qu’ils vous ait, mon topos,
Tiré la larme.

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